Colissimo, filiale du Groupe La Poste, a traité, en 2018 sur le plan national, 335 millions de paquets soit 60 millions de colis supplémentaires par rapport à 2015 (+21%). Cette croissance est plus forte en Ile-de-France avec un total de 72 millions de paquets livrés en 2018 soit une hausse de 19 millions d’unités en trois ans (+36%).

Pour faire face à cette progression, le Groupe La Poste a annoncé qu’elle allait investir 120 millions d’euros en Ile-de-France pour moderniser son réseau de tri et de livraison de colis et pour, dans un futur proche, créer 5 nouvelles plateformes.

En 2019, deux nouvelles plateformes de livraison ouvriront à Poissy (78) et à Garonor (93). En 2021, une 3ème ouvrira à Wissous (91) qui sera également dédiée au tri des Colissimo internationaux, tri actuellement effectué à Chilly-Mazarin (91).

En 2021, deux plateformes industrielles pour le tri de 20 000 m2 chacune ouvriront, l’une à Montereau-sur-le-Jard (77) et l’autre à Thillay (95). Equipées de machines de tri (carrousels à deux étages), elles pourront traiter jusqu’à 3 fois plus de colis à l’heure que les trieurs actuels.

Les deux plateformes industrielles franciliennes actuellement dédiées au traitement des colis seront modernisées. Celle de Moissy-Cramayel (77) sera équipée pour accueillir davantage de colis transportés par caisses mobiles et celle de Gennevilliers (92) sera transformée en plateforme de pré-tri des colis vers les agences de livraison des arrondissements parisiens.

Trois de ces sites (Moissy – Montereau – Thillay) seront équipés d’un convoyeur télescopique doté d’extensions articulées déployé à l’intérieur de la remorque ou de la caisse mobile. Il permettra aux opérateurs de réduire les mouvements de pivotement et le nombre de colis portés. Cet équipement a été conçu spécifiquement pour La Poste pour un montant de 3 millions d’euros.

Pour la livraison du dernier kilomètre, Colissimo sera doté de 69 fourgons électriques Master ZE. Pour les livraisons dans Paris intra-muros, les facteurs seront à pied ou à vélo. Les facteurs piétons seront suivis, en 2024, d’un petit chariot autonome électrique (actuellement en test à Paris, Nantes et Rennes).

Le hub aéroportuaire de Roissy, se verra doté de nouvelles installations pour la modernisation et la sécurisation du fret aérien.