L’opérateur Orange déménagera son Siège dans un nouveau quartier d’Issy-Les-Moulineaux en 2020.

De par ce fait, le Conseil municipal de la ville a voté à l’unanimité de nommer la nouvelle rue qui se situera entre le bâtiment principal et la halle du futur Siège du nom d’une ancienne employée des PTT. Il s’agit de Simone MICHEL-LEVY, héroïne de la résistance qui fait partie des 6 femmes nommées compagnons de la Libération par le Général de Gaulle.

Née en 1906 dans le Jura, Simone MICHEL-LEVY entre au PTT à Chauny dans l’Aisne en 1924. Elle est promue Contrôleur-Rédacteur au département Commutation de la Direction des Recherches et du Contrôle technique à Paris en 1939. Dès l’armistice, elle s’élève contre la capitulation de la France et entre dans la Résistance en décembre 1940.

Elle participe à la création d’une agence clandestine d’information, le réseau Action PTT, qui a pour but de profiter de sa position professionnelle pour étendre sur toute la France une ramification de cellules de renseignement et de transmissions, en particulier vers la Normandie. Cette position lui permet également d’organiser un système d’acheminement du courrier vers l’Angleterre, de détourner du matériel télégraphique et téléphonique pour les organisations résistantes, de saboter des départs pour le Service du Travail Obligatoire et d’implanter un réseau de radios utilisé pendant le débarquement.

Trahie par le Chef-radio de la Confrérie Notre-Dame (CND) auprès de laquelle son réseau s’était rapproché en 1942, elle est arrêtée le 5 novembre 1943 et torturée pour divulguer le nom de ses complices. Elle n’en fera rien et sera internée à Fresnes puis à Royallieu avant d’être déportée en janvier 1944 dans le centre de concentration de Ravensbrück en République Tchèque.

En avril de la même année, elle est transférée au Kommando de Holleischen où elle travaille dans une usine fabriquant des munitions anti-aériennes. Avec deux autres déportées, elle organise le sabotage de la presse sur laquelle elles sont affectées. Elles sont découvertes et condamnées à être pendues le 13 avril 1945, dix jours avant la libération du camp.

Reconnue Mort pour la France, Simone MICHEL-LEVY reçut à titre posthume de nombreuses décorations.

En 1958, un timbre-poste a été émis en son honneur dans la série « Héros de la Résistance ».