La mission intitulée « Mesures et perception », confiée au Groupe La Poste par Airparif (association pour la surveillance de la qualité de l’air en IDF) et par le Conseil régional de la région Ile-de-France va entrer dans sa 2ème phase.

Cette mission, la 1ère en Europe, consiste à mesurer la pollution de l’air de l’IDF en 2 phases distinctes de récolte d’informations.

La 1ère phase a consisté en l’installation, commencée en juin 2020, de micro-capteurs sur 400 toits de véhicules motorisés de La Poste, sur 100 cadres de vélos à assistance électrique de livreurs de Stuart (filiale de La Poste) et sur 100 toits de bureau de poste. Jusqu’à lors seuls 70 capteurs fixes étaient utilisés sur la zone.

Par ce dispositif, 72% des communes sont couvertes soit plus de 90% de sa population.

Ces capteurs, conçus par 42 Factory alliée de la filiale Geoptis de La Poste, détectent les particules fines (PM1, PM2,5 et PM10), les dioxydes d’azote et d’ozone ainsi que l’ammoniaque. Ils permettent de recueillir 30 millions de données par heure.

La 2ème phase consiste à mesurer le ressenti olfactif et audiovisuel des Franciliens.

Toute personne peut participer à l’enquête sur la qualité de l’air en signalant des odeurs de fumée, de pollution, de pollen,… en rapportant les informations soit auprès du facteur chargé des enquêtes de proximité au bureau de poste ou au domicile des Franciliens, soit en ligne, soit par l’application Signal’air, disponible à partir du mois de mars prochain.

Ces nouvelles données, croisées avec celles recueillies par les capteurs, seront analysées par Airparif. Les résultats permettront d’émettre, en temps réel, la carte de la qualité de l’air de la région Ile-de-France.

Cette enquête dotée d’un budget d’1,5 million d’euros, intégralement pris en charge par la Région, a pour but de mieux localiser et identifier les sources de pollution de l’air afin de les réduire. Elle permettra également de calculer l’impact du chauffage et du confinement dans la qualité de l’air et de fiabiliser les données.